Le dernier rapport du GIEC, augure d’une alarmante décennie

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Ce 4 avril 2022, le GIEC a publié son dernier rapport sur les causes et conséquences du réchauffement climatique. C’est le sixième depuis 1990, il est nommé : « impacts, adaptation et vulnérabilité » et concorde avec le bilan mondial des accords de Paris en 2023 ainsi que l’évaluation des ODD (objectifs de développement durable) de l’ONU.

Qu’est-ce que le GIEC ? C’est un Groupe d’Experts Intergouvernemental sur le Climat. Il a été créé en 1988 afin d’étudier de manière scientifique et neutre la question de l’influence de l’activité humaine (industrie, agriculture, élevage) sur le climat. L’objectif principal des pays membres finançant ce groupe est de limiter le réchauffement à 1,5° selon l’accord de Paris.

Qu’établit donc ce rapport si effrayant ?

Tout d’abord, la présentation de plusieurs scénarios socio-économiques, tous différents. Il en résulte que celui qui permet d’éviter la catastrophe est axé sur la priorité au développement durable et la coopération internationale. Les restants, composés de développement industriel et de GES mènent inexorablement à la hausse de 1,5° d’ici 2030.

On peut dégager plusieurs grands axes* :

  • 100% du changement climatique est dû aux activités humaines 
  • le réchauffement dépassera sûrement les 1,5 degrés  
  • le niveau des mers augmente de plus en plus rapidement  
  • les catastrophes naturelles vont être de plus en plus nombreuses  
  • certains impacts seront irréversibles durant des milliers d’années  
  • la hausse des émissions de méthane est inquiétante 
  • la valeur des infrastructures menacées est de 10 milliards de dollars 
  • les émissions de GES sont inégalement réparties sur le globe 
  • la France est sévèrement menacée par le réchauffement 
  • la nécessité d’agir avant 2030 et un objectif neutralité carbone avant 2050 
Le GIEC alerte sur la hausse des émissions

Le rapport du GIEC une lueur d’espoir

Plusieurs solutions peuvent être abordées pour limiter voire réduire les émissions de CO2 : un mode de vie plus simple, une transition énergétique effective (du fossile au bas-carbone) ou le développement de l’innovation. Un point est cependant clé dans ce changement : son aspect social. 

Il s’agit de créer une cohésion entre les populations afin de diminuer le réchauffement climatique. Celle-ci ne peut émerger que s’il y a équité et justice sociale dans nos sociétés, afin de créer plus de contributions. Cela passe également par les actions individuelles comme réduire sa consommation d’essence etc. Notre société doit se réorganiser ; on constatera certes des pertes dans des secteurs, mais également des gains dans d’autres. Cela coûte moins cher à la société et aux entreprises d’agir sur le réchauffement que d’être inactif. Ici, la vision est durable et à long terme mais à action immédiate. On pourra donc explorer la piste du capitalisme responsable ou durable (voir notre article).

Par exemple, afin d’agir en corrélation avec le rapport des experts du GIEC, les matériaux utilisés par un fournisseur doivent être durables, produits dans le respect des droits humains et leur origine vérifiée. On peut parler d’économie circulaire, la transition sectorielle est réalisée en intégrant les parties prenantes. Les objectifs du développement durable doivent constituer un fil rouge dans cette transition.

Une certaine responsabilité

Le dernier point important à bien intégrer est le fait que la décarbonisation repose sur la finance, l’investissement et l’innovation. On peut alors parler de finance climatique ou durable. Il est important d’agir dans l’immédiat puisque le coût de l’inaction climatique augmente de plus en plus. On observe donc la nécessité d’arrêter le calcul coût/ bénéfice dans cette situation, mais aussi celle d’y intégrer des variables. Entreprises engagées vous accompagne dans cette transition et vous propose des solutions concrètes. N’attendez plus, contactez-nous !

*Comprendre le 6ème rapport du GIEC : ressources et points clés (la-classe-verte.fr) et 3,3 milliards d’êtres humains exposés au changement climatique : le nouveau rapport du GIEC est sans appel (bonpote.com)

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