Le groupe Frénéhard & Michaux conçoit, fabrique et commercialise des solutions de fixation pour toitures, gouttières et façades ainsi que des produits et systèmes de protection et d’accès pour le travail en hauteur (échafaudages, échelles, harnais antichute, garde-corps), principalement pour les professionnels du bâtiment et de l’industrie.
Je suis Odile Baillet, Directrice QSE et RSE pour Tubesca Comabi, l’une des entités majeures de notre groupe français. Mon parcours est avant tout culturellement lié à la Qualité. Au fil des années, j’ai naturellement intégré les dimensions Environnement et Sécurité, avant de m’ouvrir plus récemment à la RSE.
Pour moi, s’appuyer sur le socle QSE est une démarche d’une grande cohérence. Ma spécialité au sein du groupe porte sur l’organisation et la structuration : après avoir mis en place les certifications ISO 9001, 14001 et 45001, je me suis tout naturellement intéressée à l’ISO 26000. Je considère cette norme comme le « chapeau » indispensable pour organiser notre structure documentaire et définir notre vision de la RSE de demain.
La RSE a également pris une dimension stratégique sous l’impulsion de nos partenaires financiers. Leurs attentes nous ont conduits à réaliser notre premier rapport extra-financier, un projet piloté par notre Direction Financière.
Afin de garantir une parfaite cohérence globale, nous avons choisi de travailler main dans la main. Ma mission actuelle consiste également à préparer ma succession d’ici la fin de l’année, en installant les nouvelles équipes pour assurer la continuité de ces projets ambitieux.
Sur quels volets de votre stratégie RSE avez-vous sollicité l’accompagnement d’Entreprises engagées et pour quelles raisons avez-vous choisi notre cabinet ? Cette appréciation s’est-elle confirmée à l’issue de la collaboration ?
Pour notre bilan carbone, le groupe avait initialement opté pour une approche très technique avec un autre prestataire. Cependant, lorsque la mission m’a été confiée pour travailler sur la double matérialité, j’ai souhaité consulter plusieurs cabinets pour nous accompagner sur ce volet stratégique.
Ce qui a fait pencher la balance en faveur d’Entreprises engagées, c’est précisément leur approche : nous ne cherchions pas un consultant qui nous livre une solution « toute prête ». Mon objectif était de trouver un partenaire capable d’impliquer et d’embarquer l’ensemble de l’équipe dans la démarche.
C’est cette méthodologie d’accompagnement par l’action qui a été déterminante. Entreprises engagées a su faire avec nous, en apportant une dimension pédagogique forte, alliée à la grande qualité de nos interlocuteurs. La collaboration sur ce premier dossier s’est d’ailleurs parfaitement déroulée. C’est la raison pour laquelle nous renouvelons notre confiance cette année avec un nouveau contrat, afin de franchir l’étape suivante de notre structuration RSE
Comment décririez-vous votre expérience d’accompagnement avec Entreprises engagées, tant sur le plan relationnel que sur la méthodologie de travail ?
Sur la méthodologie, ce sont des sujets que je trouve fort complexes. La CSRD, ce sont des « gros mots » pour le commun des mortels, et même pour moi. Parler de ces sujets-là de manière simple et accessible est un exercice compliqué. Ce que j’ai particulièrement apprécié chez Entreprises engagées, c’est justement cette méthodologie d’accompagnement qui prend le temps d’expliquer chaque définition.
Nous avons aussi beaucoup aimé la reprise de notre existant. Nous avions déjà travaillé par nous-mêmes sur une matrice de simple matérialité et identifié toutes nos parties prenantes via nos certifications ISO 9001, 14001 et 45001.
Ce que j’ai trouvé de précieux, c’est que vous avez pris en compte notre histoire. Vous n’avez pas déroulé un « truc standard » sorti de votre portefeuille de propositions ; il y avait une véritable adaptation, petit à petit. C’est une grande force d’arriver à restituer simplement des choses aussi complexes. J’avais un ancien professeur qui disait : « Quand les gens maîtrisent le sujet, ça devient simple ». C’est exactement ce que j’ai ressenti avec la qualité de vos intervenants.
Pour la suite, c’est très positif : on ne change pas une équipe qui gagne. Pour moi, il n’y a pas de débat, nous souhaitons continuer avec la même équipe.
C’est votre experte climat Marie-Hélène qui a pris notre sujet en main. Dès la première présentation, avant même la signature du contrat, elle a su expliquer clairement les enjeux de la CSRD à ma Direction : distinguer ce qui était obligatoire et ce qui ne l’était pas. En effet, nous étions un peu perdus et nous avions besoin d’y voir plus clair.
Comme nous avons des filiales à l’étranger, le fait que Marie-Hélène maîtrise parfaitement l’anglais a été un élément déterminant dans notre choix. Il fallait que le rendu puisse être traduit et expliqué à nos équipes internationales, et elle a parfaitement assuré ce relais.
C’est d’ailleurs toute la force des consultants que nous avons eus : ils sont experts sur leurs sujets. Franchement, la qualité des personnes qui nous ont accompagnés était vraiment incroyable.
Quels changements concrets avez-vous pu impulser chez Tubesca en matière de développement durable et d’évolution des pratiques RSE ?
La première avancée concrète, c’est que le travail réalisé sur la double matérialité va nous permettre de passer progressivement d’un simple rapport extra-financier à un véritable rapport de durabilité d’ici 2026-2027.
Toutes les actions menées, comme la matrice et le futur déploiement du plan d’action, s’inscrivent directement dans cette évolution. Notre objectif d’ici la fin de l’année est clair: mettre en place une procédure de gestion des indicateurs qui soit structurée et auditable par nos banquiers et nos partenaires. C’est une étape majeure pour la crédibilité de notre démarche RSE.
Si vous deviez recommander Entreprises engagées, quels éléments auriez-vous à mettre en avant ?
Ce qui distingue Entreprises engagées, c’est que ce n’est pas un cabinet uniquement focalisé sur dimension commerciale et la rentabilité de ses missions. Bien sûr, décrocher un contrat est le nerf de la guerre, mais ils prennent réellement le temps de s’intéresser à l’entreprise pour bien cibler ses besoins et son niveau de maturité.
J’ai particulièrement apprécié leur approche. Ils commencent par établir un constat clair : « Voilà où vous en êtes aujourd’hui. Êtes-vous d’accord avec ce diagnostic ? Où voulez-vous aller ? ». Ils identifient ensuite précisément les leviers sur lesquels ils peuvent nous apporter une valeur ajoutée, tout en nous disant honnêtement là où nous avons déjà le niveau et où leur intervention n’est pas nécessaire.
Ce n’est pas une solution « clé en main » standardisée. C’est un véritable savoir-faire qui s’adapte, je pense, à la réalité de chaque entreprise.
Notre organisation est un rassemblement de 1 200 personnes réparties sur 14 entreprises différentes. C’est un véritable patchwork de petites structures où tout le monde n’a pas le même niveau de maturité RSE. À ce jour, nous n’avons pas encore de fonction RSE groupe formalisée ; ce sont les équipes QSE qui pilotent le sujet localement.
Dans ce contexte, la force d’Entreprises engagées a été de savoir s’adapter à notre taille et à nos spécificités. Alors que la réglementation, comme la CSRD, cible d’abord les très grandes entreprises, nous risquons d’être concernés d’ici 2027 ou 2028. L’enjeu pour nous était de garder l’esprit constructif de la démarche, en évitant l’aspect purement administratif, pour le positionner par rapport aux besoins réels de notre entreprise.
C’est précisément pour cette adaptabilité que j’ai déjà recommandé le cabinet. Ils savent adapter leur discours, que l’on soit une petite ou une grande structure, et ne cherchent pas à vendre un catalogue standard, mais bien une solution pertinente pour l’organisation.