Le droit à la déconnexion, ce n’est pas une option

Partagez

Depuis la loi El Khomri (2017), les entreprises de plus de 50 salariés sont chargées de rédiger une charte sur le droit à la déconnexion. Celle-ci a pour but d’améliorer la qualité de vie au travail en préservant ainsi la bonne santé mentale des collaborateurs.

Il y a près d’un an et demi, le télétravail s’est imposé comme l’unique solution pour maintenir une activité économique. Néanmoins, cette pratique a montré ses limites : équilibre de vie bouleversé, pression accrue… Que mettre en œuvre pour être moins sollicité(e) mais mieux ?

Télétravail et protection de la vie privée

L’essor du télétravail rend encore plus mince la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle.

« 78% des salariés consultent leur messagerie professionnelle pendant leurs congés. »

Etude de l’IFOP (Institut français d’opinion publique)

Autrement, ils ont tendance à culpabiliser d’être injoignable en cas de problème urgent ou bien de manquer une information capitale. Or le fait de rester connecté(e)peut conduire à oublier l’instant présent et à moins profiter de son environnement et de ses proches. Les congés sont pourtant l’occasion rêvée d’apprécier cette liberté de vivre sans être relié(e) à l’électricité ou à un réseau 4G… Mais l’hyper connexion représente un risque d’addiction parfois difficile à maîtriser.

Une société de l’immédiateté contraire aux enjeux RSE

Le temps passé à traiter ses e-mails a augmenté de façon exponentielle : les cadres français confient y consacrer plus de 5 heures par jour ! La rapidité des échanges est aussi souvent perçue comme synonyme de productivité. Quelques fois à juste titre (appels d’offres réclamant une grande réactivité), mais c’est loin d’être toujours le cas. En effet, recevoir sans cesse des notifications est source de distraction ce qui engendre une inefficacité.

Par ailleurs, les e-mails sont responsables de pollution numérique. Selon l’ADEME, une entreprise d’une centaine de salariés émet près de 15 tonnes de CO2 par an en envoyant des e-mails. Une raison de plus de s’assurer que ces messages sont bien essentiels.

Quelles bonnes pratiques pour y remédier ? Devenir une entreprise plus responsable

Des managers ont expérimenté plusieurs solutions pour supprimer les effets pervers des mails et ainsi mieux gérer leur vie professionnelle comme privée.

Certains coupent leurs notifications mails ou bloquent l’accès à leur boîte de messagerie pour mieux se concentrer.
D’autres adoptent des plages horaires dédiées à la consultation de leurs e-mails et en informent leurs collaborateurs. Une telle transparence a contribué à réduire le nombre d’e-mails reçus pour que seuls ceux dignes d’intérêt voient le jour. Concernant les urgences, des appels sont toujours possibles. D’autre part, cette initiative incite les salariés à poser leurs questions à leur manager physiquement.

Entreprises engagées propose des ateliers pour renforcer le lien social entre les collaborateurs et y intégrer une approche RSE. Contactez-nous si vous souhaitez en savoir plus.

D'autres actualités à la Une

CSRD et double matérialité : vers une nouvelle ère du monde de l’entreprise

e texte de la CSRD pourrait marquer un virage décisif dans notre course vers un monde durable. Cette directive vise plus de 50 000 entreprises, en se concentrant en priorité sur celles qui ont le plus d’impact (des plus grandes aux plus petites). C’est un bon premier pas, mais nous restons loin de la ligne d’arrivée. Le champ d’action de la CSRD est donc voué à s’élargir si nous voulons relever les défis qui nous attendent. Il y a fort à parier qu’une dichotomie naîtra, entre ceux qui subissent la législation et ceux qui l’auront anticipée. Inutile de préciser que ce sont ceux qui l’auront anticipée qui ressortiront les grands gagnants de cette transition.

> Lire la suite

Newsletter