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Le Bilan des gaz à effet de serre en France

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Le réchauffement climatique est l’un des défis les plus urgents auxquels notre planète est confrontée aujourd’hui et les gaz à effet de serre (GES) en sont la principale cause. Ils sont principalement émis par les activités humaines, telles que la production d’énergie, le transport, l’agriculture et l’industrie. Afin de mieux comprendre leur impact, les bilans de gaz à effet de serre permettent de mesurer leurs émissions.

Il existe différentes méthodes et outils pour mesurer les émissions de GES, on peut citer les deux outils les plus connus :

« Un bilan carbone est une comptabilisation de la quantité de gaz à effet de serre rejetée dans l’atmosphère sur une année par les activités d’une entreprise, d’une organisation, d’une structure publique ou d’un territoire. »

  • Le GHG protocol ou Greenhouse Gaz protocol est l’outil le plus utilisé à l’échelle mondiale crée par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et le World Resources Institute (WRI) en 2001.

Il existe 6 principaux gaz à effet de serre :

  • Le dioxyde de carbone ou CO2 principalement issu de la combustion d’énergie fossile
  • Le méthane CH4 issu principalement de l’élevage de bovin
  • Le protoxyde d’azote NO2 principalement utilisé dans l’agriculture et la production de pesticides
  • L’hydrofluorocarbure HFC émis par les exploitations minières et pétrolières
  • Le perfluorocarbure PFC utilisé dans les climatiseurs
  • L’hexafluorure de soufre SF6 émis par l’industrie pharmaceutique

Pour comptabiliser ces gaz on utilise le Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) pour calculer des émissions en CO2 équivalent. Le PRG permet de comparer l’impact d’un gaz par rapport à l’impact du CO2, et ainsi d’exprimer les résultats dans une unité commune (CO2e ou CO2 équivalent). La conversion revient à déterminer la quantité de CO₂ nécessaire pour retenir la même quantité de rayonnements solaires. Par exemple, 1 kg de CH4 produit autant d’effet de serre que 30kg s de CO₂.

Les émissions de Gaz à effets de serres sont regroupées en 3 catégories appelés scope :

  • Scope 1 : il s’agit des émissions directes de gaz à effet de serre, provenant des sources contrôlées par l’entreprise, comme les émissions de ses propres installations (usines, bâtiments, flotte de véhicules) ou de ses processus de production.

  • Scope 2 : il englobe les émissions indirectes liées à l’achats ou la production d’énergie.

  • Scope 3 : il s’agit des émissions indirectes résultant des activités de l’entreprise, mais qui sont générées en dehors de son champ d’application direct. Par exemple celles aux déplacements domicile-travail des employés, aux produits achetés, ou encore celles générées par les activités de traitement des déchets.

Le scope 3 est le plus complexe à calculer, car il demande de remonter l’ensemble de la chaine de valeur, y compris le transport des biens et personnes, les émissions liées aux achats, au numérique, etc. Cela représente, pour de nombreuses entreprises, la plupart de leurs émissions carbone (environ 70% en moyenne). La précision des résultats, et donc leur utilité, est très variable en fonction du temps accordé par l’entreprise et de l’expertise de la personne ou de l’outil réalisant les calculs. Il est important de mesurer les trois scopes du bilan carbone pour avoir une vision globale et précise de l’empreinte carbone de l’entreprise, et ainsi pouvoir mettre en place des actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre à tous les niveaux de l’activité.

Le Bilan GES a été introduit par la loi Grenelle de 2012, faisant du calcul d’un bilan de GES pour les entreprises de plus de 500 salariés (salariés d’une même entité juridique) et les collectivités de plus de 50000 habitants une obligation légale en France. L’obligation ne porte que sur les scopes 1 et 2, c’est-à-dire les émissions directes de gaz à effet de serre et les émissions indirectes liées à l’énergie. La législation va évoluer sur le sujet pour inclure le scope 3 à l’horizon 2023. C’est un outil indispensable dans la transition écologique, en effet les objectifs de neutralité carbone affiché par l’Europe et différent pays à travers le monde ne seront atteint qu’avec une forte diminution des émissions de GES, ainsi les méthodes de comptabilisation des émissions sont d’une utilité de premier plan puisque permettant aux entreprises et aux états d’identifier les postes d’émissions les plus importants sur lesquels agir.

En conclusion, le bilan de gaz à effet de serre est un outil crucial pour évaluer les émissions de GES et mesurer les progrès dans la lutte contre le réchauffement climatique. En France, malgré des efforts importants pour réduire les émissions, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Cependant, avec la mise en place de politiques et de mesures concrètes, ainsi que la participation active des entreprises et des organisations, nous pouvons continuer à faire des progrès significatifs dans la lutte contre le changement climatique.

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