L’interview de Fatima Zaraba, co-fondatrice d’Entreprises engagées

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Merci à la CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises) de Paris Île de France d’avoir réalisé cette interview pour leur magazine Mutations. Retrouvez leur numéro complet gratuitement ici.

Entreprises engagées, un accompagnement sur-mesure vers la RSE

Entreprises engagées est une entreprise de conseil et de formation en RSE, lancée début 2018 par Fatima Zaraba et Alexis Godinot, tous deux dirigeants et entrepreneurs engagés. La cofondatrice du cabinet répond aux questions de Mutations.

Quelle a été votre motivation pour créer le cabinet Entreprises engagées ?

Alexis Godinot et moi-même sommes convaincus qu’il est possible de conjuguer profitabilité et responsabilité. D’ailleurs, selon une étude de France Stratégie (2016), le gain économique pour les entreprises qui ont une vraie stratégie RSE est de + 13 %. Notre objectif est donc de conjuguer les facteurs de performance économique aux facteurs de performances sociales et environnementales. Pour ce faire, nous replaçons l’impact sociétal au cœur des priorités des entreprises et nous les accompagnons dans leur engagement pour œuvrer à améliorer l’impact positif de leurs activités sur leur écosystème. Avec les consultants RSE d’Entreprises Engagées, nous sommes résolument déterminés à préparer ce nouveau monde pour nos entreprises : un monde plus vertueux, plus responsable, plus inclusif, et définitivement engagé. 

Est-ce que toutes les entreprises abordent la RSE de la même manière ?

Chaque entreprise a ses propres forces et ses propres faiblesses. Cela tient à l’histoire de l’entreprise, à son secteur d’activité, à son ancrage, à sa culture, à ses dirigeants, etc. C’est ce qui fait son ADN. On observe néanmoins des tendances. Une société dans l’industrie a souvent une histoire forte, un management très hiérarchique et une culture d’entreprise plutôt réticente au changement. A l’inverse, les sociétés de services et les petites entreprises sont généralement plus agiles et ont tendance à évoluer plus vite sur ces questions-là. Mais même entre deux entreprises du même secteur et aux structures comparables, l’approche ne sera jamais exactement la même. Il existe autant de manière d’aborder la RSE qu’il existe de profils d’entreprise. Il n’y a pas de formule magique en RSE !

Comment intervenez-vous auprès des entreprises qui vous sollicitent ?

Nous avons recours à un outil très pratique qui s’appelle la matrice de matérialité. Le but de cette matrice, c’est de dresser un portrait fidèle de la situation de l’entreprise à un instant T. C’est un peu comme si on prenait une photographie de l’entreprise. Elle se base sur plusieurs informations et permet de hiérarchiser les enjeux RSE de l’entreprise, de lister et d’anticiper les risques, et d’identifier les différents axes d’amélioration. C’est un excellent levier de performance. Je parle là de performance globale, pas seulement économique mais aussi environnementale, sociale, sociétale. De notre côté, nous auditons les pratiques. Ensuite, nous établissons une feuille de route, c’est-à-dire un plan d’actions à court, moyen et long terme en prenant en compte les questions de temps, de ressources, de besoins, etc. C’est une démarche transverse, un projet d’entreprises qui implique tous les services. Et, au moins au démarrage, il est pertinent de se faire accompagner par un cabinet de conseil comme le nôtre. Avec cette intervention extérieure, les collaborateurs sont souvent ravis de voir que leur entreprise se met en mouvement, et ont tendance à s’engager avec plaisir dans ce nouveau projet. Je précise qu’il existe des dispositifs de cofinancement de conseil RSE, de diagnostic et autres, proposés notamment par Bpifrance dans le cadre du développement des PME.

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