Colorcon : Cathy Sorace, Directrice Mondiale du Développement Durable

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Colorcon est un groupe international spécialisé dans les solutions de formulation pharmaceutique. Présent à l’échelle mondiale, il accompagne l’industrie de la santé avec des produits innovants et des services techniques de pointe. Le groupe compte plusieurs filiales et emploie plus de 1 300 collaborateurs dans plus de 20 pays.

Pouvez-vous vous présenter brièvement et décrire votre rôle au sein de votre organisation?

Je suis Cathy Sorace, Directrice Mondiale du Développement Durable chez Colorcon.


Mon rôle consiste à rassembler nos entreprises, nos actions, nos objectifs et nos ambitions en matière de développement durable, et à les communiquer à nos clients, au public et à nos collègues, afin de suivre les progrès réalisés sur nos sites de production à travers le monde.

Quels sont les principaux défis ou priorités pour Colorcon en 2024 ?

Un grand objectif général lié au développement durable a été l’acquisition de deux nouvelles divisions : 
Dans le processus d’intégration de ces entités à l’ensemble de l’entreprise, il a été nécessaire d’évaluer la situation de la nouvelle division ainsi que celle de l’entreprise dans son ensemble en matière de durabilité : quelles données avaient été collectées, lesquelles devaient l’être, et comment intégrer les valeurs et la culture de Colorcon afin d’encourager les nouveaux employés à faire partie de l’équipe Colorcon.

Comment avez-vous entendu parler d’Entreprises engagées ? Et quelles ont été les principales raisons qui vous ont poussés à nous choisir ? Votre expérience a-t-elle été conforme à vos attentes ?

Nous en avons entendu parler par un collègue d’une des nouvelles divisions basées en France, où un travail d’évaluation en matière de développement durable avait déjà été réalisé avec Entreprises engagées. Cette recommandation nous a conduits à choisir Entreprises engagées.


Vous avez dépassé nos attentes, je dirais. J’ai été très satisfaite de collaborer avec Entreprises engagées.

Quels étaient vos principaux objectifs ou attentes en matière de durabilité lorsque vous avez décidé de travailler avec nous ? 

Je pense que nous avions un bon engagement envers l’ESG, mais cela restait jusqu’ici ponctuel.


Quand quelqu’un avait une idée ou une initiative en faveur du développement durable, il pouvait la concrétiser, mais j’ai senti que nous devions être plus intentionnels dans notre démarche : clarifier ce que nous voulions faire, ce que nous défendons, et traduire tout cela en indicateurs mesurables.


L’analyse des écarts a été très importante pour notre projet, car aucun d’entre nous n’avait une expérience approfondie en matière de durabilité. Nous ne savions pas à quoi devait ressembler un bon programme ESG, avec des objectifs clairs.
Nous avions besoin de savoir comment établir nos priorités et sur quoi concentrer nos efforts.


Nous en avions également besoin pour pouvoir mieux communiquer, car une fois que nous avons des indicateurs, il devient plus facile de mesurer et de transmettre les progrès réalisés.

Comment décririez-vous votre expérience de travail avec les consultants ?  

Je pense que vous êtes probablement l’un des meilleurs cabinets de conseil avec lesquels nous ayons travaillé. Vous nous avez clairement expliqué la feuille de route, ce qui allait se passer ensuite, quelles étaient les échéances. Et grâce à votre excellente organisation, nous avons pu faire avancer le projet de manière plus efficace.


Dans d’autres entreprises, il n’y a pas autant de communication, de réunions, ni de discussions directes du type « si nous ne faisons pas cela, nous ne pourrons pas respecter les délais / atteindre les objectifs ». Vous et Brigitte êtes les personnes les plus organisées avec lesquelles j’ai eu l’occasion de travailler. Vous nous avez permis de rester concentrés sur les tâches à accomplir.


Même si certains délais étaient serrés et un peu stressants au départ, nous avons réussi à mener le projet à bien.

Avez-vous rencontré des obstacles au cours du processus, lors de l’élaboration de la feuille de route ou du plan d’action ? Si oui, comment les avez-vous surmontés ?

Le principal obstacle a été d’obtenir les informations nécessaires et de prendre des décisions, car je n’ai pas la main sur tous les domaines, notamment celui des ressources humaines.


Nous avions besoin du soutien des décideurs, mais ils sont souvent très occupés.


Du côté des achats également, il y a eu des difficultés, mais ils les ont surmontées en organisant leurs propres réunions avec Sheila.


Chaque département a géré les choses de manière différente.

Qu’est-ce qui vous a poussé à entamer le processus d’évaluation EcoVadis ?

Nous l’avons lancé à la demande d’un client. Mon rôle est ensuite devenu un moyen plus efficace de communiquer nos actions en matière de durabilité aux employés et de mesurer les progrès en ESG.
Nous avons réalisé que nous ne pouvions pas le faire seuls, car le travail réalisé il y a trois ans n’avait pas été reconnu à sa juste valeur.


Nous avions besoin de quelqu’un pour nous aider à définir les priorités.

Pourriez-vous partager quelques exemples concrets d’initiatives ou d’améliorations en matière de durabilité que vous avez observées dans votre entreprise ?

C’est incroyable de voir à quel point la culture du développement durable s’est diffusée auprès d’un plus grand nombre d’employés, davantage de personnes ont eu le sentiment qu’elles pouvaient contribuer à la durabilité, alors qu’il est parfois difficile de voir concrètement ce que chacun peut faire.
Nous disposons désormais d’éléments plus concrets sur la durabilité, ce qui rend le sujet moins vague et plus tangible.

Comment évalueriez-vous l’impact de l’accompagnement d’Entreprises engagées sur votre organisation ?

La politique RSE nous fournit un document qualitatif, rempli d’actions concrètes.


La feuille de route nous indique les prochaines étapes et la manière de suivre nos réussites. Nos clients sont ravis des progrès que nous avons réalisés dans notre programme. Je pense que nos employés sont également satisfaits de constater que nous avançons réellement. 

Auriez-vous des conseils à donner aux autres entreprises qui envisagent de se lancer dans des démarches RSE ?

Si je devais refaire le travail du directeur du développement durable, dès la première année, je commencerais par poser le cadre, puis je travaillerais directement avec des consultants pour gagner du temps et rester concentrée, afin de ne pas lancer trop de projets en même temps.


Le fait d’avoir une feuille de route claire, avec une approche orientée vers les tâches, nous a permis d’accomplir davantage, avec plus de cohérence.


J’aurais commencé il y a deux ans si j’avais su, d’autant plus que ce n’était pas aussi coûteux que dans d’autres structures. Entreprises engagées étant une structure plus petite, nous avons eu la chance d’avoir deux personnes qui nous ont accompagnés régulièrement.

Quelle place souhaitez-vous donner au développement durable au sein de votre organisation ?

Le développement durable va continuer à jouer un rôle essentiel, et je pense que l’accompagnement que vous nous avez apporté a été particulièrement utile sur les volets des droits humains, des conditions de travail et des achats.


Comme nos progrès sur les enjeux environnementaux sont plus rapides, je dirais que ce projet nous a aidés à mieux comprendre quels étaient les indicateurs clés en matière de ressources humaines et d’achats.


Ce sont des aspects qui comptent davantage pour nos clients, et nous comprenons désormais mieux les enjeux.

Avant de conclure, avez-vous un dernier commentaire à partager sur votre collaboration avec notre cabinet de conseil ?

Je serais ravie d’être une référence pour vous.

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